TRANSLINE
ALTRO

Transport 2020 n°11

MOBILISATION GÉNÉRALE VERS UNE SOCIÉTÉ DE PROJETS

Notre société est un peu tristounette ; sans grands projets, sans grands desseins, elle semble engluée dans le court terme.

La réflexion TAA va, comme le disait un élu, jusqu’à répondre à des questions que l’on ne s’est pas encore posées. N’est-ce pas le propre de la prospective qui porte en son sein le projet, expression de l’avenir ? Or, la TAA est le catalyseur de la plus large coopération interrégionale jamais réalisée pour un aménagement du territoire équilibré, c’est cela qui séduit.

Certes, l’unanimité n’est pas encore réalisée, des hésitations sont apparues, parfois même des blocages au niveau de certaines collectivités, dont certains à l’insu des élus : les élections régionales sont passées, et nous sommes donc légitimement en droit de penser que le changement de telle ou telle équipe fera qu’un examen sérieux du dossier et un engagement succéderont au blocage, l’ambition à la frilosité, notamment en Bretagne et en Basse Normandie. Espérant que d’anciens discours, prétextes ou réponses-type, entretenus par les services, disparaitront pour laisser la voie ouverte à notre projet commun dans une perspective interrégionale. L’objectif est de tendre vers cette société de projets, la seule à même de rassembler les citoyens dans un même élan et de les fédérer afin qu’ils ressentent le sentiment d’appartenance à une même entité, européenne en l’occurrence. Sans projet, il n’y a qu’une juxtaposition d’êtres qui ne trouvent alors refuge que dans les communautarismes.

Au-delà d’un axe ferroviaire structurant, il faut un véritablement plan de développement ambitieux des territoires concernés tels que le Massif Central thème cher au nouveau Président de la Région Auvergne Pierre-Joël Bonté et auquel apporte une réponse décisive en matière d’accessibilité.

La TAA ? un trait sur la carte qui s’épaissit peu à peu pour ouvrir la voie à une société de projets. A chaque décideur de savoir s’il préfère être dans le train ou le regarder passer...

Michel Caniaux