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Transport 2020 n°4

ALORS, ÇA Y EST, C’EST DÉCIDÉ,

on ne plaisante plus avec l’environnement.

C’est l’heure des décisions, ou tout au moins des propositions concrètes en cette veille de 2002, année d’élections... Oui, car le peuple-citoyen est las de la philosophie, des « y’a qu’à » et autres « faut qu’on » : 89% des Français souhaitent que la protection de l’environnement soit inscrite dans la Constitution, à l’instar de la Suisse pour la défense du patrimoine alpin.

Le consensus est quasi général pour un changement dans la répartition des modes de transport au profit des moins nuisibles pour l’environnement : le rail et la voie d’eau. Il faut y aller sans complaisance en définissant des moyens de financement, plutôt que de répéter, tel un vieux disque rayé, que ceux-ci sont absents. Il faut de la pédagogie pour expliquer les enjeux à des citoyens qui ne demanderaient pas mieux que d’être considérés comme des adultes et non pas comme des gosses capricieux qui trépignent à la première contrariété.

Il s’agit de définir une nouvelle rentabilité, la rentabilité environnementale qui tempérerait la seule rentabilité économique. La bataille du court terme contre le long terme, qui ne cesse de voir la victoire du premier connaîtrait-elle un tournant, avec cette fois de réelles chances pour le second, tout en conciliant développement durable, intégré par de nombreux entrepreneurs, et développement économique, plutôt que d’en faire des ennemis antinomiques ?

Il y a besoin d’apprivoiser cette notion de prospective qui semble si lointaine. Et d’ailleurs, avons-nous vraiment le choix ?