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Relancer les relations ferroviaires intra-atlantiques

afin qu'elles contribuent aux transitions énergétique et écologique

Aujourd’hui, le rail est sorti du marché des relations intra-atlantiques Brest-Espagne (Hendaye)/Toulouse suite à la dégradation des services offerts tant au niveau des temps de parcours que de la multiplication des ruptures de charge.

La ligne structurante de ces relations Nantes-La Rochelle-Bordeaux est la section malade de ce trajet, avec près de 50% des 376 km parcourables à 60km/h notamment sur les 102 km entre La Rochelle et La Roche/Yon. Il est question de fermer la ligne pendant 15 mois pour la régénérer sur une voie. C’est une mise à niveau mais certainement pas une relance d’autant plus qu’un nouvel élément est intervenu propre à changer la donne : la mise en service de la LGV Océane entre Tours et Bordeaux.

Dès lors, Nantes-Bordeaux apparaît déclassée pour ce qui est des relations Nantes et en-deçà à Bordeaux et au-delà. Cette ligne conserve néanmoins un rôle clé pour la desserte fine du territoire et pour le fret.

C’est pourquoi, il faut s’appuyer sur la LGV Océane afin d’accélérer ces relations et de permettre la continuité du service pendant les travaux à l’issue desquels les premiers enseignements pourront être tirés.

Ces circulations pourront être prises dans le giron Intercités car reliant 5 métropoles : Bordeaux, Brest, Nantes, Rennes et Toulouse, soit :

Le défit est de considérer que 1000 personnes de la Bretagne, de Nantes et Angers désirant se rendre à Bordeaux et au-delà le sud-ouest constituent un potentiel quotidien raisonnable. Et que 1000 autres personnes de Bordeaux, et en-deça, et Toulouse désirant se rendre à Nantes et au-delà, constituent le même potentiel raisonnable.

Le temps de parcours reste raisonnable si l‘on considère qu’il existe un Bruxelles-Nice en 8h22 et un Paris-Milan en 7h21.

Ces 5 nouvelles relations permettent non seulement de maintenir le lien entre les métropoles atlantiques le temps des travaux mais aussi de le développer.

Cela fait 2×5 soit 10 circulations supplémentaires empruntant la LGV Océane qui dispose encore aujourd'hui de capacités utilisables notamment au-delà de Poitiers, augmentant ainsi sa rentabilité.

Ces trains remplissent également des creux de dessertes.

Confort accru par la suppression de ruptures de charge par définition pénalisantes et Bar TGV qui assure une restauration convenable inexistante sur les Intercités actuels.