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Poitiers-Limoges et POLT pour un nouveau départ

Une trop longue histoire...

2003 : le gouvernement a inscrit le projet de LGV Poitiers-Limoges comme un projet à étudier lors du comité interministériel de l'aménagement du territoire (ciadt) du 18 décembre. Débat public en 2006 qui pouvait laisser espérer une mise en service en 2017/2018...

2016 : annulation de la DUP par le Conseil d'Etat

13 ans que ça dure et toujours rien !
13 ans d'études pour rien !
13 ans où pour certains construire une LGV (en partie) à voie unique est un non-sens.
13 ans d'opposition dévastatrice POLT - Poitiers-Limoges où les partisans de la LGV n'ont jamais cherché à combattre le POLT conscients que jouer la complémentarité ne pouvait profiter qu'aux territoires concernés.
13 ans d'invectives, d'irrationnel, de désinformation, ce qui montre bien que tant qu'il n'y aura pas consensus sur un projet partagé, tous ces territoires verront diminuer leur accessibilité et leur rayonnement, et donc leur attractivité au profit d'autres territoires qui auront réussi à sceller des unions sacrées.
13 ans de dialogue impossible avec des opposants exigeant le retrait du projet,
13 ans pendant lesquels la ville de Châteauroux s'est mise en tête de « tuer » le Poitiers-Limoges, empêchant 2 millions d'habitants de voir leur accessibilité et leur rayonnement s'améliorer, au lieu de travailler à un POLT rénové.

Les tergiversations jouent en défaveur du POLT, ainsi l'ouverture dans un an de la LGV SEA va détourner une grande partie de la Dordogne du POLT en lui faisant préférer une correspondance à Bordeaux (Paris-Périgueux en 3h20, 2h55 avec le Poitiers-Limoges et moins cher pour le client), coup dur pour un POLT que l'on veut sauver. La non réalisation du Poitiers-Limoges installerait cette solution dans le paysage ce qui ne serait pas sans poser un problème pour la modernisation de Périgueux – Limoges ligne au potentiel affaibli au moment où elle est appelée à devenir un des axes structurants d'ALPC.

Il y a eu les précédents de Blois, de taille comparable à Châteauroux, et de Dijon toutes deux écartées lors de la construction de LGV. Aucune de ces villes ne s'est opposée à la construction de la LGV la concernant. Or, avec le Poitiers-Limoges, il y a eu une telle violence dans les échanges, un si net désir de ne pas négocier, de vouloir faire mordre la poussière à l'autre camp, que la décision du Conseil d'Etat est la défaite de toutes les parties.

Le débat public a eu lieu il y a 10 ans, l'environnement a évolué : nécessité plus urgente due à la transition énergétique, apparition des grandes régions dont ALPC, espace à structurer à défaut de voir émerger une nouvelle identité.

Un retour à la case départ serait inacceptable ne serait-ce que pour les citoyens, lassés de ce stop-ou-encore, qui veulent rester vivre dans les territoires concernés ou les entreprises qui peinent à recruter des cadres pour des raisons d'accessibilité et de rayonnement, ou encore pour les élus à la parole décrédibilisée par une telle décision.

Cette décision du Conseil d'Etat doit être l'occasion d'un nouveau départ en intégrant des éléments ignorés ou négligés jusque-là comme les transversalités immédiate et à plus long terme... Osons croire encore à ce que l'esprit de construction nous aidera pour trouver de la sérénité afin de s'accorder sur un projet global en parfaite harmonie dans le cadre de ce nouveau départ reposant sur une vision d'avenir. C'est ce que propose modestement ce document.