transport - Jean-Marc Ayrault favorable à une LGV Rennes, Nantes et Poitiers

Rennes-Nantes-Poitiers, une section crédible su barreau Est-Ouest évoqué dans le Grenelle I, sur les rails

Nantes Métropole a voté le 20 mars le budget 2009, soit 974,3 millions d’euros (946 en 2008) dont 309 millions pour l’investissement (248 en 2008). Jean-Marc Ayrault, qui fête cette année ses 20 ans comme maire de Nantes, entend mettre l’accent sur la coopération Nantes-Rennes notamment sur l’accessibilité, la recherche, le domaine culturel ou encore l’enseignement supérieur.

A cet effet, il déclare dans Les Echos du 25 mars : « Le prolongement du TGV jusqu’à Rennes acquis, il faut franchir une nouvelle étape, être raccordé au TGV européen Sud, Bordeaux-Madrid, et Est, Lyon-Turin. La programmation d’une liaison rapide entre Rennes, Nantes et Poitiers, qui desserve le futur aéroport de Notre-Dame de Landes, est aussi indispensable. »

Et de fait, l’ouverture européenne de Nantes, et au-delà, celle de Rennes, après les TGV Lille, porte d’entrée de la Belgique, des Pays-Bas et de l’Allemagne nordique ET les TGV Strasbourg offrant une ouverture sur l’Allemagne méridionale, serait désormais complète et totale puisque la métropole atlantique serait à 5 heures de Madrid, 4h30 de Barcelone et 4h de Turin. La section Rennes-Nantes-Poitiers participe bien à la redéfinition du territoire européen.

Au-delà de Poitiers, la LGV Poitiers-Limoges assure la continuité naturelle de l’axe ferroviaire, il ne restera plus alors que la section Limoges-Montluçon à officialiser, les environs de la ville de l’Allier constituant le point de rencontre des trois branches de TRANSLINE dans le schéma proposé par et qui privilégie le nombre de fonctionnalités offert par le système dont le doublement de Paris-Lyon avec les branches nord et est.

Lors de la dernière Assemblée Générale qui s’est tenue à St-Etienne le 13 mars le principe de création de trois groupes de travail, sur les trois branches du système TRANSLINE, a été acté. Le premier à se mettre en place très prochainement sera justement le Rennes-Nantes-Poitiers-Limoges avec les adhérents concernés d’ pour travailler sur ses très nombreuses fonctionnalités, européennes, certes, mais également interrégionales-transversales Rennes-Nantes-Lyon et Rennes-Nantes-Bordeaux- et locales. C’est la colonne vertébrale autour de laquelle s’organisera un réseau interrégional, véritable RER et outil d’un report modal significatif, grâce aux synergies avec le réseau classique modernisé.

Le développement économique et le rayonnement d’une ville ou d’une région, reposent bien sur quatre points cardinaux dont aucun ne peut être négligé et dont chacun doit, au contraire, bénéficier de la même qualité d’accessibilité.