grande vitesse - La réflexion gagne LYON... souterrainement !

Le journal Le Progrès du 17 septembre dernier évoque une réflexion menée par le Grand Lyon et la Région Rhône-Alpes qui ont demandé à l’Etat de porter une étude sur le principe d’une traversée ferroviaire urbaine souterraine.

Lyon ne ferait que suivre les grandes agglomérations européennes Barcelone, Turin mais aussi moins importantes comme Malmö, Stuttgart, Anvers, etc. Le principe est simple : enfouissons les nuisances tout en conservant les performances de l’outil ferroviaire. Il est, en effet, contreproductif de construire des LGV à travers le pays si les gains enregistrés sont minorés à cause d’entrée de gares congestionnées.

Dès l’origine, avait évoqué cette nécessité avec la TAA, puis la T3A et maintenant, à plus forte raison, avec TRANSLINE qui s’est enrichie d’une branche Nord qui concourt avec la branche Est à la fonctionnalité du doublement de la ligne Paris-Lyon dont RFF prévoit la saturation à l’horizon 2030.

Un tunnel Est-Ouest ?

Dans les premières ébauches , il était prévu un tunnel Est-Ouest qui aurait desservi les gares de Perrache et de la Part-Dieu en mode souterrain avant d’atteindre St-Exupery. En septembre 2003, lors d’une réunion avec la CCI de Lyon, le Conseil Général du Rhône et la Région Rhône-Alpes, la desserte de Perrache n’avait pas été jugée indispensable et donc abandonnée.

L’idée était de rentabiliser ce tunnel avec l’ajout de trains régionaux qui auraient permis de désenclaver la Loire en les connectant non seulement à la Part-Dieu mais aussi à St-Exupery.

L’avantage principal du tunnel Est-Ouest est de desservir à la fois Part-Dieu et St-Exupery à la différence d’une orientation Nord-Sud qui oblige à choisir l’une ou l’autre. St-Exupery serait alors à 10 minutes de la Part-Dieu. En l’état actuel de la réflexion sur l’offre de services TRANSLINE, ce sont déjà 122 trains dans chaque sens qui transiteraient par un tel tunnel.

Aujourd’hui, pour la cinquantaine de trains du doublement qui n’ont pas à effectuer l’arrêt à Lyon, un raccordement à la bifurcation de Montanay, au nord de Lyon, suffirait en attendant à beaucoup plus long terme un contournement ouest de Lyon débouchant sur la LGV au nord de Valence.

Et pourquoi pas un tunnel Nord-Ouest-Est ? Il serait utilisé par les trains des branches Est et Ouest de TRANSLINE ou les Intervilles à Grande Vitesse (IGV) ayant pour origine Orléans sur la branche Nord.

Toutefois, l’avantage d’un tunnel Est-Ouest est de pouvoir anticiper une ligne nouvelle entre St-Etienne et Lyon, les deux villes étant reliées en 20/25 minutes et qui se raccorderait au tunnel. Il s’agit d’une solution évolutive.

Bref, on ne fait que commencer à en parler toutes les options sont ouvertes en sachant que celle qui triomphera devrait être celle qui offre le meilleur ration coûts/fonctionnalités.