transport - Les principaux enseignements du colloque du 26 octobre 2007

La présentation et l’analyse des résultats de la pré-étude fonctionnelle ont naturellement alimenté les premières réflexions échangées lors de cette manifestation qui a réuni un très large public.

1. Des résultats trafics encourageants

Le premier enseignement mais essentiel tient dans le volume du trafic voyageur : il pourrait, en effet, justifier à lui seul la mise en œuvre de Transline.

Les chiffres auxquels ont abouti les techniciens du cabinet JLR Conseil sont, sur certains tronçons (Clermont-Lyon 7,2 MV et Poitiers-Limoges 6MV), nettement supérieurs, ou voisins (Nantes-Poitiers 4,7 MV) à ceux des prévisions relatives aux projets actés tels que la LGV Rhin-Rhône (branche est, 4,8MV) et la LGV Bordeaux-Toulouse (5,5 MV).

Depuis que des propositions sont émises publiquement d’un doublement de la LGV Paris-Lyon via Bourges et Clermont-Fd, obtenu suite à la combinaison des branches est et nord, certains segments de Transline seraient alors appelés à bénéficier d’un surcroît de trafic à l’Ouest de Clermont (jonction de la branche Nord venant de Paris jusqu’à Clermont) et à la branche est (de Clermont à Lyon) : tout cela sera à préciser en fonction du tracé final retenu mais il est évident que la rentabilité de notre projet n’en serait qu’augmentée. La branche est a donc intérêt à être la plus longue possible.

Il est à retenir également que le trafic fret ferroviaire prévisible serait important y compris sur le segment Clermont-Limoges et que les trains de messageries ou de fret à haute valeur ajoutée ne pourraient qu’ajouter un surplus de ressources pour le dépositaire de l’infrastructure et renforcer la viabilité financière de Transline.

2. Précisions sur la notion de corridor européen

Certaines interventions ont traduit une perte de repères quand est évoqué le « corridor Lisbonne-Kiev » qui génère un quiproquo du type « à quoi serviront des TGV qui feraient la liaison Lisbonne-Kiev ? ». D’autres se sont interrogés : pourquoi pas Asthrakan ? Ils ont raison : sur cet axe, au niveau national comme international, il y a des métropoles qui constituent autant d’étapes-centres, ayant entre elles des relations à échelles régionale ou transfrontalières.

Pour le fret, en revanche, des trains à grands parcours sont loin d’être une ineptie.

Mais, que veut dire corridor européen ? C’est un axe structurant, apte aux meilleures performances, appelé à transporter les voyageurs dans les conditions de temps et de confort les meilleures et à prendre en charge un trafic de fret massif : c’est pourquoi la mise en œuvre de ces « corridors » bénéficiera, au niveau européen, de moyens financiers conséquents. D’où l’intérêt pour Transline d’être partie prenante de l’un d’entre eux.

L’heure est au maillage européen. Pour relever les défis du futur, les territoires doivent se situer sur les grands axes définis par l’Europe ; TRANSLINE répond à ce critère.

3. Nécessité d’un lobbying puissant

Enfin, tous les intervenants s’accordent pour déclarer qu’un projet ne peut pas aboutir sans un lobbying puissant et efficace qui développe une stratégie de gagnant. , projet complet, européen, national, interrégional et régional, a les compétences pour offrir une telle stratégie au service de l’intérêt général.

C’est pourquoi tous ceux qui veulent bénéficier d’un aménagement du territoire équilibré peuvent sans tarder signer le manifeste qui prend en compte les trois dimensions de TRANSLINE (branches est, ouest/sud-ouest et nord).
www.auvergne.org/petition