transport - T3A et la Présidentielle 2007 (2)

Le 14 avril 2007

Monsieur le Président,

C'est avec attention que j'ai pris connaissance de votre correspondance relative au projet de liaison transversale, fret et voyageurs, Alpes-Auvergne-Atlantique.

Les Français, et votre association en témoigne, depuis quelques années, ont pris conscience qu'en matière de transports comme dans l'ensemble des domaines ayant trait au développement durable, nous devons engager une véritable révolution.

Il faut donc, en l'espace d'une législature, que l'écologie garantisse à chacun le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, comme le prévoit désormais la Constitution.

C'est pourquoi, je m'engage à apporter en cinq ans les mesures qui permettront de répondre aux défis du développement durable en une génération, voire deux pour le climat.

S'agissant plus spécifiquement de la question des transports, nous devons être particulièrement ambitieux pour relever les défis qui se posent à nous, concilier à la fois la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) sans pénaliser la croissance, ni l'emploi.

Dans cette perspective, j'ai formulé plusieurs propositions précises. Il faut initier un programme de recherche sans précédent sur les énergies d'avenir pour que l'Union européenne soit à la tête de la nouvelle dynamique qui se dessine ; cela s'impose car il n'existe pas d'énergie alternative au pétrole pour les transports et nous savons que les possibilités de report de la route vers le transport collectif, le fret ferroviaire ou le transport fluvial ont une limite.

De même, je souhaite que les investissements publics soient ciblés sur les infrastructures de transport public, ferroviaire, fluvial et maritime, notamment en renforçant le principe de "neutralité carbone" des contrats de projet entre l'Etat et la région, c'est à dire de s'assurer que les investissements inscrits au Contrat de Plan Etat-Région ne conduisent pas globalement à des émissions de GES nouvelles.

Enfin, je suis favorable au développement du fret ferroviaire, du ferroutage, des canaux et des autoroutes de la mer pour les transports longs ainsi qu'à la création d'une redevance pour l'usage du réseau routier et autoroutier et l'empêchement du report de certains trafics routiers européens sur le réseau français. Le produit de 500 millions d'euro sera affecté à l'Agence de Financement des Infrastructures de Transports de France.

En espérant que ces précisions répondent à vos attentes légitimes et restant à votre écoute, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Nicolas Sarkozy

Candidat à l’élection présidentielle