Association - Ça bouge fort en Aquitaine !

1. TGV SEA : les groupements candidats à la construction des 300 km de LGV (Ligne à Grande Vitesse) entre Tours et Bordeaux ont jusqu'au 31 mai pour se faire connaître auprès de RFF et demander le dossier de consultation. L'avis d'appel à candidature européen vient, en effet, d'être lancé. Avec cet appel pour une concession ferroviaire, le groupement ne sera pas seulement candidat à la construction de la ligne mais aussi à son financement, à son entretien et à l'exploitation pendant 65 ans (durée maximale de la concession).

Sur les 5 milliards nécessaires, la puissance publique estime devoir en subventionner la moitié (50% Etat - 50% collectivités après déduction du financement européen).

Critères de sélection : montant de la subvention publique demandée, politique tarifaire, qualité technique du projet, délai de mise en service et durée de la concession.

2. LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE BORDEAUX ANNULE LE GRAND CONTOURNEMENT AUTOROUTIER DE BORDEAUX

Estimant que la procédure de concertation sur ce dossier n'a pas été respectée, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision du Ministère de l'Equipement relative au projet de grand contournement autoroutier de l'agglomération bordelaise.

Le tribunal a considéré que la décision du CIADT du 18 décembre 2003 de réaliser le contournement routier d'ici 2012 est venue « prématurément interrompre » le débat public selon le jugement.

La décision du CIADT « a restreint la liberté d'appréciation du ministre investi du pouvoir de décider et vidé de son sens une procédure de concertation supposée permettre à cette autorité de se prononcer en pleine connaissance de l'opportunité du projet, de ses enjeux et de son accueil par le public » ajoute le tribunal.

Cette annulation est une bonne chose, elle doit être le coup d'envoi d'une profonde réflexion sur les relations ferroviaires en Aquitaine et en provenance/à destination des régions limitrophes : transport local, de proximité, intercités et européen.

Pour l'agglomération bordelaise, le transport de proximité doit miser sur un véritable réseau RER qui permette aux populations de traverser les fleuves.

relève ce défi et va développer une grande réflexion sur le périurbain et le TER GV.

3. BORDEAUX-ESPAGNE : feu vert pour la poursuite des études pour la LGV Bordeaux-Espagne (scénario 3 : tracé par l'est des Landes qui ouvre la possibilité d'un tronc commun vers Toulouse - 3,7 milliards d'euro).

Nous avons adressé un courrier aux collectivités du Béarn pour les soutenir dans leur projet (scénario 3 bis) de profiter de l'arrivée de la Grande Vitesse pour mettre Pau à moins d'une heure de Bordeaux et rapprocher également Lourdes et Tarbes de la capitale aquitaine et au-delà de Paris et de... Nantes, Lyon grâce à la T3A.

4. VOLONTE D'ALAIN ROUSSET DE LANCER UNE CONFERENCE REGIONALE DES TRANSPORTS visant à définir une feuille de route à 15 ou 20 ans. Cela répond, en partie, aux vœux d'. En partie seulement car, pour nous, la réflexion doit être interrégionale, la Grande vitesse, dans la perspective des TER GV, repoussant les frontières des régions traditionnelles, à l'image du réseau Pyrénées-Aquitaine-Charentes-Euskadi (PACE). Nous comptons donc participer à cette grande réflexion en mettant notre expertise au service des territoires concernés pour ce qui concerne le TER GV et le périurbain.

Il est désormais clair qu'au plan de l'aménagement du territoire européen, la façade atlantique, déjà décentrée de l'Europe par l'élargissement de l'Union en 2004, ne peut pas plus longtemps céder du terrain au corridor 5 Lisbonne-Kiev via la Méditerranée soutenu très activement, pour sa partie Espagne-Lyon, par le lobby FERRMED (Méditerranée occidentale-Rhône-Rhin-Scandinavie). La pertinence d'un second itinéraire entre Lyon et Lisbonne qui entraîne dans le développement les régions centrales, la façade atlantique et la partie occidentale de la Péninsule ibérique, est incontestable et doit être fortement soutenue en donnant à les moyens de le faire !

Tourner aujourd'hui le dos à la T3A provoquerait un grave déclassement économique et social dans le futur.

C'est pourquoi, un nouveau courrier a été envoyé à Alain Rousset, Président du Conseil Régional d'Aquitaine, ainsi qu'à Alain Juppé, maire de Bordeaux, pour leur demander d'intégrer tous ces éléments nouveaux et de reprendre l'étude du dossier T3A. Nous sommes confiants d'autant plus que des premiers contacts ont eu lieu, de l'autre côté de la frontière, en Euskadi qui a compris tout l'intérêt de la T3A, garantie de son intégration au corridor Lisbonne-Kiev.