fret-voyageur - Débat public Limoges-Poitiers

Le débat public sur l'opportunité de réaliser un barreau TGV, pour rapprocher Limoges de Paris, a commencé le 5 septembre à Limoges. Un débat où chacun aligne ses déclarations, ses positions, ses griefs, ses espoirs. Chacun se place et place ses arguments sur la ligne ferroviaire de départ. Ensuite, la notion même de débat doit jouer et faire évoluer les points de vue au risque sinon d’assister à des monologues de séances en séances qui n’apporteront rien si ce n’est toujours plus de frustrations pour ceux qui en cultivent déjà un bon nombre.

La difficulté de ce dossier réside dans son absence de virginité, il traîne avec lui un lourd passif. Deux fois déjà le Limousin a eu droit à des promesses, voire même d’un accord signé pour le POLT. Alors, jamais deux sans trois ? Pourquoi ce projet serait-il pris plus au sérieux que les précédents ? D’autant plus que, comme l’ont fait remarqué de nombreux intervenants, il n’est pas inscrit dans le schéma des lignes à grande vitesse à réaliser dans les prochaines années. Et ce, malgré la promesse du Président de la République lui-même.

Alors, chance pour le Limousin ? Enterrement de première classe pour la Creuse et l’Indre ?

Une chose est sûre : à partir de ce projet, c’est l’ensemble des relations ferroviaires qui doivent être repensées, est-ouest et nord-sud. Le barreau Limoges-Poitiers n’est pas une fin en soi, il doit figurer comme un des éléments d’une feuille de route à trente ans. Il doit s’intégrer à un projet de développement plus général et non pas venir comme un cheveu sur la soupe.

L’axe historique est pour sa partie nord une ligne performante, les villes traversées doivent pouvoir en bénéficier. En jouant au niveau de la desserte d'importantes améliorations peuvent être apportées.

Le débat doit se poursuivre et éviter le dialogue de sourds. Tout est-il à jeter aux orties ? Tout doit-il être accepté sans que des propositions puissent enrichir le projet ? Comme toujours rien n’est tout blanc ou tout noir, il convient de peser les pour et les contre de ce qui est proposé et de voir comment chacun peut en tirer le meilleur parti.

Il faut que ce projet comme tout projet d’infrastructures fédère, que chacun s’y retrouve et fasse évoluer ses positions de départ. Il faut que ce soit un projet gagnant-gagnant et que ceux qui ne croient déceler aucune avancée fassent un effort.

a bien sûr son idée sur la question, mais avant de l’ exprimer, il est bon d’écouter les habitants de chacun des territoires pour pouvoir modifier, adapter ou améliorer nos propositions afin qu’elles soient les plus pertinentes possible, pour construire ensemble un projet viable et satisfaisant. Chaque chose en son temps, l’heure est à l’écoute par respect pour ceux qui ont quelque chose à dire...