LGV - Qui comprendrait... ?

Qui comprendrait, maintenant que plus de la moitié de la somme nécessaire pour l'étude est rassemblée et qu'il ne reste que 170 000 euros à réunir, que l'étude, dont la première partie est en cours, et la réflexion qu'elle sous-tend, ne puissent être menée à terme du fait de la non mobilisation pleine et entière de certains ?

Qui comprendrait que cette étude soit ainsi confisquée ?

Qui comprendrait que certains soient un obstacle au débat à l'heure où il est urgent d'apporter des réponses aux grands thèmes que sont : la cohésion sociale et territoriale, la maîtrise énergétique à l'heure de l'augmentation continue du pétrole, le réchauffement climatique et l'environnement, et la construction européenne ?

Qui comprendrait, qu'une fois de plus le court terme et son immédiateté l'emporte sur une réflexion propective et à long terme ?

Qui comprendrait que la priorité soit donnée à l'idéologie au détriment de la réflexion et d'un projet pouvant en découler ?

Qui comprendrait que les Régions, qui ont l'occasion unique par cette démarche d'exprimer leurs besoins dans une globalité, attendent hypocritement de l'Etat qu'il prenne l'initiative du débat en sachant qu'il ne le fera jamais sur le thème de la transversalité et que seuls les résultats de l'étude permettront de lui forcer la main ?

Qui comprendrait qu'un front du refus se constitue avant même que les résultats de l'étude soient connus ?

Qui comprendrait que le combat de l'été dernier des régions en faveur des Corails ne trouvent pas de prolongement dans une réflexion à long terme ?

Qui comprendrait que les opposants ne s'appuient que sur des préjugés et n'attendent pas les résultats de l'étude pour entamer le débat ?

Qui comprendrait que cette affaire de tous et cet intérêt général au sens retrouvé, soient confisqués par des politiques se défaussant de leurs responsabilités ?

Qui comprendrait que les mêmes qui déplorent leur désenclavement, la difficulté de traverser la France d'est en ouest, tournent le dos à la réflexion qui ouvre le débat sur un sujet jusque-là tabou au nom du sacro-saint centralisme français ?

Qui comprendrait que la participation financière demandée pour l'étude soit traitée de la même manière qu'une classique demande de subvention alors qu'il s'agit d'améliorer de façon conséquente les déplacements entre les agglomérations de Lyon, Nantes, Bordeaux et, au-delà, avec l'Europe ?

Qui comprendrait que les collectivités concernées laissent passer cette chance de se positionner sur un axe européen ?

Qui comprendrait qu'avec 9 régions directements impliqués, 36 conseils généraux, 70 communautés d'agglomération et 65 CCI, on n'y arrive pas ?

Les étriqués de l'avenir, ceux pour qui l'avenir ne doit être que le prolongement du passé, d'un passé révolu, et certainement pas la grande majorité des citoyens qui attendent des réponses concrètes à leurs problèmes.

Oui, vraiment, qui comprendrait...?