transport - Un tout petit projet timide pour le Grand-Ouest

Ou un grand projet pour un petit ouest…

L’étude commandée par le Syndicat Mixte d’Etudes de l’Aéroport de Notre-Dame (ND) des Landes a accouché d’un projet en deux étapes :

  • 2012 : tram-train Nantes-ND des Landes en 30 minutes pour 132 M d’euros,
  • 2025 : relation accélérée Rennes-Nantes via ND des Landes,
    66 km de ligne ferroviaire à construire entre le raccordement de Massérac, celui de Couëron et celui de St-Gildas des Bois pour rattacher la Bretagne sud.
    Rennes-Nantes en une heure soit un gain de 15 minutes par rapport au meilleur temps actuel.

Voici le tableau comparatif entre cette proposition et celle d’ :

SolutionKmCoût
(euros)
Coût de la minute gagnéeEconomie d’exploitationFréquentation
(nb voyageurs)
Fréquence
Syndicat Mixte66941 M63 M euros21 km0, 900 M1h00
*1231,6 à 1,9 Md**-36 à 40 M
-29 M pour la seule Rennes-Nantes
47 km3 M15 à 30’

* Réseau Armorique
**selon les options choisies allant jusqu’au barreau Savenay-Ancenis

Comparaison des temps de parcours

ND des LandesNantesSt-NazaireRennesVannesAngersLa Roche / YonLavalCholetRennes-Nantes
Syndicat Mixte18’30’40’50’1h001h201h251h401h00
10’17’25’45’35’40’1h0040’30’

Enfin, le tout petit projet timide ne permet pas :

  • de se positionner en alternative à la route : quand l’automobiliste revendique une heure pour relier Rennes à Nantes, il entend de porte à porte. Avec le train, il convient de rajouter en moyenne 20’ à Rennes et 25’ à Nantes, soit 1h45 de porte à porte.
  • d’intégrer le Rennes-Nantes dans la TAA et la transversalité tout en soustrayant cet axe du réseau européen,
  • de faire de Rennes-Nantes le moyeu central, l’accélérateur des relations ferroviaires du Massif Armoricain,
  • de répondre prochainement aux défis posés : 2025 est un délai trop éloigné.

Rennes, le Conseil Général d’Ille et Vilaine et la Bretagne ne peuvent pas se satisfaire d’un projet a minima qui les laisse de côté. Certes, le projet est plus coûteux (à peine le double) mais les retombées sont nettement plus importantes (notamment trois fois plus de voyageurs attendus) et suffisent à compenser l’écart coûts (voir étude du Réseau Armorique).

La mobilisation autour du projet de Réseau Armorique est nécessaire pour que ne soient pas gâchés les fonds publics au profit d’un projet dont l’obsolescence, due à ses faibles performances, sera effective avant même sa mise en service à l’horizon lointain de 2025. Vingt-ans pour gagner 15 minutes sur Rennes-Nantes : c’est petit…

Ce projet doit être l’occasion d’une grande réflexion d’aménagement du territoire pour le Massif Armoricain et non d’une sorte de replâtrage qui ne répond pas aux défis de l’avenir.

La pré-étude fonctionnelle TAA/Réseau Armorique apportera des éléments précis à ce dossier.