grande vitesse - Le Grand Roanne prend un billet pour l'avenir !

Le Grand Roanne vient de décider de verser 6 800 euros au titre de sa contribution pour la pré-étude fonctionnelle TAA dont le prestataire qui réalisera la première partie sera sélectionné le 6 avril prochain. Par cette implication, le Grand Roanne entend bien se positionner dans le projet et se donner toutes les chances d'être écouté, en étant un acteur à part entière, pour recueillir le maximum de bénéfices de la TAA.

Quatre-vingts kilomètres plus au sud, St-Etienne - Métropole dès septembre 2004 optait pour sa non participation aux travaux d'.

En effet, dans un souci de bon équilibre du territoire, St-Etienne Métropole a souhaité que les décisions récentes de l'Etat sur le renforcement en matière de fret ferroviaire de la ligne ferroviaire Lyon-Roanne-Nantes soient retenues comme prioritaires. Le raccord à cette ligne pour l'agglomération stéphanoise doit être assuré par un aménagement de la ligne St-Etienne - Roanne.

Et pourtant, parmi les avancées proposées par la TAA à St-Etienne :

  • St-Etienne à 2h15 de Bordeaux, 2h45 de Nantes, etc...
  • Une liaison directe avec Paris via Roanne et Mâcon en 2h15
  • Une liaison directe rapide avec Lyon en 30 minutes et St-Exupery en 45 minutes.

Il est donc intéressant que le Grand Roanne, encore plus concerné par St-Etienne par la ligne Lyon-Roanne-Vierzon-Nantes n'ait pas décidé de choisir entre demain et après-demain, entre la modernisation d'un axe interrégional et la création d'un axe européen, mais de s'impliquer dans les deux démarches qui sont bien complémentaires dans le temps.

Tous les points de vue sont, certes, respectables mais les conséquences de leur concrétisation ouvrent des voies qui peuvent s'avérer fort divergentes et irréconciliables avec le développement prôné par les élus. En clair, les moyens pour atteindre des objectifs ambitieux risquent parfois d'être très mal adaptés.

L'Histoire se répèterait-elle, comme au début du chemin de fer, où des villes se sont retrouvées à l'écart des grands itinéraires (Reims écarté de Paris-Strasbourg, Alençon ignorée par Paris-Rennes...) suite à la crainte et à une faute d'appréciation d'élus ? Il aura fallu plus d'un siècle pour Reims grâce au TGV Est, tenant le rôle de la session de rattrapage, pour corriger l'erreur initiale de ces élus et Alençon attend toujours.