grande vitesse - Loi de Finance pour 2006 - Intervention de Mme Odile Saugues

LOI DE FINANCE POUR 2006

Première séance du 3 novembre 2005

Monsieur le ministre, à la suite de la saisine du conseil régional d'Auvergne, le conseil économique et social de la région préconise la construction d'une ligne à grande vitesse transversale reliant la façade atlantique à la région Rhône-Alpes et irriguant le Massif central. Elle présenterait pour Clermont-Ferrand un véritable désenclavement ferroviaire, avec en particulier une ligne TGV Aulnat-Saint-Exupéry, ainsi que des liaisons rapides avec Limoges, Bordeaux, Nantes, Marseille et Barcelone.

Cette proposition, portée par l'Association logistique transport Ouest, a besoin pour aboutir de moyens pour que soit rapidement réalisée l'étude de faisabilité.

Ouvrir la région Auvergne aux grands réseaux de transports nationaux et internationaux est une condition de son succès sur le marché européen, d'après le CESR. Mais le CIADT de décembre 2004 et celui d'octobre 2005 ne l'ont pas entendu ainsi. Pourtant, les présidents de trois exécutifs, celui de la région Auvergne, celui du conseil général du Puy-de-Dôme et celui de la communauté d'agglomération, soutiennent ce projet. Quelle sera la réponse de l'État pour le financement de ce projet, sachant que l'Auvergne est particulièrement absente d'une véritable politique d'aménagement du territoire ?

M. le président
La parole est à M. le ministre.

M. le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer
La question de Mme Lebranchu et celle de Mme Saugues montrent quelle doit être la méthode de travail de l'État comme de l'ensemble des partenaires que sont les collectivités publiques. Les projets sont d'abord exprimés en tant qu'idée, intention. Ils doivent ensuite être travaillés, avant de devenir des projets concrets et être inscrits dans des programmations. On ne peut pas tout faire en même temps, car ce serait gaspiller à coup sûr l'argent public, si tant est qu'on puisse disposer à l'infini de moyens publics.


Mais en Auvergne, on n'a jamais rien !

M. le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer
Vous me dites que trois personnalités soutiennent ce projet. Mais elles n'ont jamais fait part de cette position au ministre de l'équipement que je suis.


C'est chose faite, maintenant !

M. le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer
Sans doute est-ce dû à un retard de la Poste !
Pour l'heure, nous en sommes au début du commencement d'un processus, me semble-t-il.


J'anticipe !

M. le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer
Je suis ouvert à la discussion, mais le temps n'est pas encore venu de la programmation financière.