Que le Ministre des Transports n’ait pas répondu à trois
courriers l’interpellant sur la T.A.A. est finalement un bon signe.
C’est à nous citoyens des régions à proposer ce dont nous
avons besoin : de bons déplacements pour les personnes et
pour le fret sans que cela se fasse au détriment de la qualité
de vie. Reste à le concrétiser à travers un projet. Au Ministre
de prendre acte du consensus, de l’étendre à d’autres pays,
s’il s’agit d’un projet à dimension européenne, et de le faire
vivre tout en recherchant le meilleur moyen de rassembler
les finances nécessaires, d’être en quelque sorte le grand
organisateur plutôt que celui qui impose des choix inadaptés
empreints d’un jacobinisme coriace.
Et le consensus, désormais, ne sera sûrement pas atteint
autour d’une multiplication tous azimuts d’infrastructures routières
que certains s’obstinent à demander, sans plan d’ensemble
cohérent avec les autres modes, alors que la donne a changé
avec la multiplication des incertitudes que ce soit en matière
d’énergies, de pressions environnementales ou de politique de
décentralisation. D’ailleurs, les routes intelligentes, en
optimisant leurs capacités nous promettent une régulation du trafic
qui dispensera justement d’une multiplication inconsidérée d’infrastructure routières.