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Intervention de Gérard Franc |
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Délégué ALTRO Europe – Ile de FranceJe suis un ancien fonctionnaire du ministère de l’équipement et j’ai notamment participé à la rédaction du rapport sur les infrastructures de transport français face aux réseaux européens. C’est la raison pour laquelle j’ai estimé que je pouvais être utile à l’association.
Au plan national et pour s’en tenir exclusivement aux lignes ferroviaires à grande vitesse le programme est déjà très chargé : le TGV-Est est loin d’être terminé et les travaux relatifs au TGV Rhin-Rhône, au TGV Méditerranée et au prolongement du TGV sud-ouest ne sont pas encore commencés. Face à ce programme la situation budgétaire de Réseau Ferré France qui est chargé de construire de nouvelles infrastructures ferroviaires est alarmante. Même en admettant qu’il s’agit de deux objectifs différents la réduction de la considérable dette de la SNCF plombe les comptes de l’organisme qui ne peut compter que sur des concours de l’Etat pour financer de nouvelles infrastructures. Je vais enfoncer une porte ouverte en vous disant que l’Etat qui n’a plus de disponibilités budgétaires pour engager des travaux importants ne peut envisager de nouvelles infrastructures alors que la réalisation de celles qui sont déjà programmées sera très difficile et prendra de nombreuses années. Dans ces conditions la modification de la liste des infrastructures inscrites par le CIADT en 2003 apparaît peu réaliste
Malheureusement il faut se rendre à l’évidence : l’Europe est en panne. Les résultats des référendums en France aux Pays-Bas, la crise politique actuelle en Allemagne rendent difficiles de nouvelles initiatives. Par ailleurs la construction européenne est fondée, pour une part, sur la notion de solidarité. Celle-ci est rendue plus facile lorsque les fruits de la croissance existent et qu’il est possible de se les partager. La France n’ayant pas considéré la liaison comme étant un projet prioritaire l’Union Européenne ne peut l’inscrire au programme des réseaux de transport européen. Le fait que nous soyons à la charnière de deux périodes budgétaires 2000 – 2006 et 2007 – 2013 ne facilite pas les choses ; les crédits de la première sont en voie d’épuisement tandis que ceux de la seconde ne sont pas encore votés.
J’ai élaboré en concertation avec Michel Caniaux une fiche de synthèse destinée à mes interlocuteurs. Cette fiche qui reprend les objectifs de l’association est assortie d’une carte schématique cohérente avec les projets de l’Union Européenne. En ce qui concerne le niveau central des contacts ont été pris avec le Pôle européen de l’équipement de la direction des affaires économiques internationales et avec l’ancienne Direction des transports terrestres. Il faut reconnaître cependant que les changements intervenus dans l’organisation du ministère de l’équipement ne favorisent pas la tâche .J’ai enfin pu, la semaine dernière, avoir une longue conversation avec la déléguée aux traversées alpines et pyrénéennes du ministère de l’équipement. Dans l’ensemble, tous mes interlocuteurs admettent, sous réserve de l’existence de trafics le justifiant, la crédibilité à long terme du projet. Mais on sent aussi que le projet dérange car il modifie la routine intellectuelle et les comportements quotidiens.
La liaison TAA doit en effet relier la liaison multimodale Portugal–Espagne (projet nº8) d’une part, à la liaison Est–Ouest Stutgart–Vienne (projet nº17) d’autre part à la liaison Lyon-Turin-Trieste (projet n°6)
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